Que faire lorsque votre enfant souffre d’anxiété de séparation ?

Separation anxiety is part of child development and is common in young children. This condition may appear even in families where affective bonds are well-structured and parents are participatory

Je suis sûr que vous avez déjà vu cette scène : la mère ou le père pose le bébé sur les genoux de quelqu’un d’autre et voilà… l’enfant se met à pleurer. Ou encore, les parents ont un rendez-vous et doivent laisser l’enfant à quelqu’un d’autre, mais l’enfant ne veut pas y aller et il y a ce scandale à la porte. Nous savons que personne ne naît en sachant tout, y compris comment gérer ses propres émotions. Ce sont des exemples classiques d’anxiété de séparation : des enfants qui ont peur d’être éloignés de leurs parents. Mais après tout, que peut-on faire pour améliorer cette situation ?

Il est très fréquent que les bébés et les jeunes enfants ne s’adaptent pas bien à des personnes différentes et ne veulent pas être éloignés de leur père, de leur mère ou d’autres figures de référence. Ils pleurent souvent, manifestent de l’insécurité, de la peur et des inquiétudes, qui peuvent être liées au fantasme que les parents ne reviendront pas.

Par conséquent, cette situation génère une fameuse angoisse de séparation chez l’enfant. Ainsi, même les situations les plus quotidiennes, comme aller à l’école ou se coucher, peuvent devenir une grande difficulté pour la famille.

L’anxiété de séparation est-elle normale ?

Absolument ! L’anxiété de séparation fait partie du développement de l’enfant et est fréquente chez les jeunes enfants. Ce trouble peut apparaître même dans les familles où les liens affectifs sont bien structurés et où les parents sont participatifs, présents et aimants. En effet, c’est précisément pour cette raison que l’enfant peut se sentir insécurisé et non protégé sans leur présence.

En général, vers l’âge de 2 ans, les symptômes de l’anxiété de séparation des parents tendent à diminuer, jusqu’à disparaître complètement. Cependant, il est important de se rappeler que chaque enfant est unique et qu’il faut respecter son temps d’adaptation.

En outre, des situations inattendues et spécifiques peuvent déclencher l’anxiété de séparation. Par exemple, une perte récente, l’arrivée d’un nouveau bébé, un déménagement de maison, d’école ou de ville… Ces situations peuvent être des déclencheurs pour l’enfant, il faut donc les observer attentivement.

Separation anxiety is part of child development and is common in young children. This condition may appear even in families where affective bonds are well-structured and parents are participatory, present and loving. After all, it is precisely because of this that the child may feel insecure and unprotected without their presence.
CREDIT : BA PHI / PEXELS

Que faire face à l’anxiété de séparation ?

L’anxiété ne s’apaise que lorsque l’enfant comprend que sa mère quitte la maison mais revient et que l’au revoir n’est pas définitif. En attendant que votre enfant y parvienne, une bonne dose de patience sera nécessaire. Si vous êtes confrontée à cette situation à la maison, gardez votre calme. À chaque étape, il existe des stratégies que vous pouvez utiliser pour aider votre bébé à surmonter cette peur. Certains conseils peuvent vous aider à faire face à cette situation :

Apprenez très tôt le concept de la séparation

Avec les bébés, les jeux de cache-cache peuvent être intéressants. La mère ou le père quitte le champ de vision de l’enfant, puis revient. Cela montre de manière ludique qu’il y a absence, mais aussi retour.

Ne vous cachez pas

Dites à l’enfant que vous devez sortir et, dans la mesure du possible, expliquez-lui la raison et l’heure du retour, en n’oubliant jamais que des imprévus peuvent se produire (et sont parfaitement normaux).

Mais n’ayez pas peur de sortir non plus !

Les pères et les mères ne doivent pas renforcer le comportement de l’enfant en évitant la séparation ou en récompensant l’absence de l’enfant de quelque manière que ce soit. Par exemple : après une période de séparation, laissez-le dormir dans le lit de ses parents, laissez-le manquer l’école, emmenez-le à tous ses rendez-vous, etc.) Bien que ce comportement puisse sembler accueillant, il finit souvent par encourager la permanence de l’anxiété de séparation.

Soyez naturel au moment de dire au revoir

Ayez une attitude positive lorsque vous dites au revoir à vos petits. Lorsque les parents sont calmes, l’enfant comprend plus facilement la séparation. Si les parents montrent de la culpabilité, de la tristesse ou des difficultés en disant au revoir, l’enfant voit généralement la situation comme quelque chose de mauvais. N’oubliez pas que les parents sont les modèles des enfants.

Apprenez à l’enfant à occuper le temps pour contourner l’angoisse de la séparation

Aidez l’enfant à penser à des choses sympas qu’il peut faire pendant cette période. Activités à l’école, jeux avec les amis, sorties avec les oncles ou les grands-parents.

Ne grondez pas les pleurs

L’enfant ne peut généralement pas comprendre ses sentiments, et les pleurs sont le moyen qu’il trouve pour s’exprimer.

Et si cette phase ne passe pas ?

On s’attend à ce qu’avec le temps, avec la croissance et la maturation, l’angoisse de séparation diminue, car l’enfant est déjà capable de comprendre ce qu’elle signifie.

Toutefois, si elle ne régresse pas, il est important de demander de l’aide et de faire appel à un psychologue. En plus de causer de la souffrance, l’angoisse de séparation peut être un facteur de risque de développement d’autres troubles anxieux et de dépression (dans les cas les plus graves) à l’âge adulte. Un traitement approprié aidera l’enfant à gérer ses émotions et apportera de nombreux bénéfices à l’enfant et à toute la famille.

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